Voyage au Japon – Chapitre 6 – Takayama, 1ère partie

Pour aller de Tokyo à Takayama, il faut traverser les montagnes japonaises, leurs vallées, se faufiler à travers les gorges, longer les flancs des collines. C’est comme passer d’un monde à un autre. Tokyo, cette machine de béton et d’acier, ce flot incessant de navetteurs respectueux, silencieux, anonymes. Cette transition entre deux mondes n’est pas seulement géographique.

Le lien que l’on tisse avec une ville tient souvent à la première personne que l’on y rencontre. Bons touristes que nous étions, notre premier contact fut notre chauffeur de taxi. Il aurait pu se contenter de faire son travail et de nous conduire du point A au point B, de la gare jusqu’à notre logement. Il a préféré, cartes, gestes et signes de la main à l’appui, nous expliquer tout ce qu’il fallait voir dans cette ville… en japonais ! Nous avions pourtant bien précisé que nous ne parlions pas sa langue, mais il semble que ce soit ainsi que les choses se passent ici : à Takayama, on vous accueille comme un invité.

Par chance, c’était justement le début du festival de quartier là où nous logions, à Shimoichinomachi.

Les petites maisons traditionnelles en bois, les nombreux canaux, la gentillesse de ses habitants…

Passer de Tokyo à Takayama, c’est comme échanger le vertige contre la quiétude.