Voyage au Japon – Chapitre 5 – De Tokyo à Takayama

Le voyage en bus de Tokyo vers Takayama m’est difficile à illustrer. Pour une raison très simple : en réservant nos places, je n’ai pas pu prendre une place à côté de la fenêtre. Compliqué pour prendre des photos…

Quand on rentre dans la gare routière de Shinjuku, on comprend très vite que les Japonais ont un rapport particulier avec les transports en commun. Je savais que le train Shinkanzen par sa vitesse, son confort et sa ponctualité était une fierté nationale, mais le transport routier de personnes a tout autant son importance. J’ai pu sentir que c’était une véritable institution : gare routière sur plusieurs niveaux, kombini, salle d’attente, tableau des départs et arrivées et gestion des embarquements et des files d’attentes digne d’un aéroport. Dans ces centres de transit, je m’interroge souvent sur les usagers, seuls, entre amis ou en famille : D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Quelle est la raison de leur voyage ?

Je parlais de ponctualité concernant le Shinkanzen plus haut. Il en va de même pour le bus. C’est peut-être le plus stressant pour moi. Tous les 1h30 environ, le bus fait un arrêt sur une aire d’autoroute. Le chauffeur annonce l’arrêt, se gare et annonce l’heure à laquelle repart le bus. Anxieux comme je suis, toutes les questions me passent par la tête : et si je ne suis pas à l’heure ? Et si le bus part sans moi ? Pire, s’il part et qu’un de mes enfants n’est pas à l’heure ?

Les aires d’autoroutes japonaises sont autrement mieux aménagées que celle d’Europe : on y retrouve de quoi se rafraîchir (dans tous les sens du terme), parfois un restaurant mais surtout un kombini, une zone fumeur (là non plus on ne peut pas fumer partout) et elles se situent souvent près d’un point de vue sur un beau paysage. Pour certaines, ce sont presque de petits villages.

La route qui nous mène vers Takayama nous fait passer à travers les montagnes japonaises. Et c’est là que je regrette de ne pas avoir pu prendre de photo. Le bus énorme se fraye un chemin sur les petites routes à flanc de coteaux, se faufile dans les gorges, traverse les vallées où rizières, villes et villages défilent. La vie ordinaire des campagnes japonaises si splendide. Et je n’ai pas pu prendre de photo. Je m’en mords encore les doigts.

Takayama se rapproche et elle nous réserve de belles surprises.