Aéroport de Bruxelles. 9 heures de vol. 2 heures d’attente en République populaire (!) de Chine. Puis encore 4 heures de vol dans un avion à la qualité et au confort plus que discutables. Je me rassure en me disant que le zinc a dû faire quelques allers-retours entre la Chine et le Japon et que les probabilités qu’il tombe en rade aujourd’hui sont faibles.
J’ai beau voir, revoir et rerevoir le planning cinquante fois, je suis toujours inquiet. Parce que c’est dans ma nature, mais surtout parce que je ne voyage pas seul. Mes deux enfants sont avec moi et, bien qu’âgés de 18 et 20 ans et très intelligents, la responsabilité du père que je suis occupe tout mon esprit.
9 heures de vol, 2 heures dans un terminal aseptisé pour les voyageurs internationaux en transit, puis 4 heures de vol. 15 heures en déplacement. 15 heures où on n’est nulle part, ou plutôt quelque part entre le départ et l’arrivée. Un atome errant entre deux continents, de douanes en douanes.
Je le savais avant de partir. Je m’y étais préparé, mais peut-on l’être vraiment ? Le climat océanique tropical japonais t’attrape dès la sortie de l’avion. La chaleur n’est pas si haute (27 degrés), mais rien ne peut vraiment nous préparer à l’humidité. Quand il pleut (de l’eau chaude), je suis trempé. Quand le soleil donne, de transpiration, je suis trempé.
Dans le bus entre Narita et Tokyo, le paysage défile. L’autoroute. Les enseignes. La circulation. Le béton. Les routes qui s’entremêlent dans les 3 dimensions.
Les gens sont différents. Les usages sont différents. Les espaces sont différents.
Un autre continent. Une autre planète ?
Un hôtel, un lit, les yeux qui se ferment.
Le Japon s’ouvre à nous.












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