Voyage au Japon – Chapitre 4 – One Day in Tokyo

Après moins de 24 heures sur le sol nippon, je ne peux pas dire que je me sens tout à fait à l’aise. La température est moindre que lors de notre précédent séjour (autour des 30 degrés), mais je me rends très vite compte que l’humidité sera mon ennemi durant tout mon séjour au pays du soleil levant. Pourtant je le savais, mais rien ne te prépare vraiment à un mois d’août au Japon.

Après notre marche de Nakano-Shimbashi, la séance (rapide) de shopping dans Nakano Broadway, nous avons pris le métro, sans trop avoir le choix. Étant accompagné par de tout jeunes adultes que sont mes enfants, la destination n’était pas discutable : Shinjuku.

De Shinjuku, je n’en avais retenu que sa gare : la plus fréquentée du monde (record de 3,6 millions de passagers par jour en 2007), ses plus de 200 sorties, 53 quais et ses panneaux qui ordonnent de ne pas s’arrêter de marcher, au risque de provoquer des bouchons. Des visages et des figures, anonymes qui passent d’un quai à l’autre, anonymes. C’était sans compter la vie terrestre, hors des dédales de la gare, de Shinjuku.

Depuis la réouverture du pays post-covid, il y a beaucoup de touristes, c’est un fait. Je ne m’attendais pas à autant de touristes que ça. Et je fais partie de ce nombre.

Shinjuku. Une destination qui ne pouvait qu’être fantasmée, de la science-fiction, quand j’étais gamin et adolescent. Et j’y mettais les pieds pour la deuxième fois. Quand on visite cet arrondissement pour la première fois, Shinjuku est un fantasme devenu réalité. On y entrevoit le Japon flamboyant des années 80 ; la possibilité, le cours du change euro/yen aidant, d’acquérir des biens ou services de toute sorte à prix réduit. La société de consommation décomplexée, les bras ouverts.

Je ne pouvais pas revenir à Shinjuku avec cet état d’esprit qui ne me correspond pas. Sophie et Émile sont partis de leur côté, moi du mien.

Bien sûr, il y avait un Kaiju sur la ville. Bien sûr, les écrans géants nous infligent les dernières nouveautés cinématographiques.

J’ai préféré m’intéresser à ces petites choses d’un quotidien qui n’était pas le mien, et les mettre en photo.

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